Imprimer

Histoire - Rimouski avant 2002

Le nom Rimouski est issu de la langue algonquine et réfère à la chasse à l'orignal qui se pratiquait jadis en ces lieux. La seigneurie de Rimouski est concédée au Sieur Augustin Roué de la Cardonnière en 1688; à l'époque, elle est délimitée par la rivière Hâtée à l'ouest et la rivière Rimouski à l'est et comprend l'île Saint-Barnabé. Le 18 juillet 1694, la seigneurie est échangée à René Lepage contre une terre à l'île d'Orléans. M. Lepage s'y établit et construit en 1696 son premier manoir, dont l'emplacement réel est de nos jours inconnu.

Le développement de la seigneurie se fait au ralenti pendant les cinquante premières années. On sait qu'en 1712, la population de Rimouski et de Rivière-du-Loup combinée est de 52 habitants. En 1751, la seigneurie s'agrandit par l'annexion de la seigneurie Saint-Barnabé allant de la rivière Rimouski jusqu'à la Pointe-au-Père. Alors que la conquête change le destin de la Nouvelle-France, la vie quotidienne demeure plutôt inchangée à Rimouski. En 1767, des Rimouskois trouvent le corps de Toussaint Cartier étendu dans sa maison. Cartier s'était vu offrir la permission de s'établir sur l'île Saint-Barnabé afin d'y vivre en ermite à la suite d'un tragique et mystérieux accident en mer au cours duquel il perdit sa fiancée. Il avait été visité l'année précédente par la romancière anglaise Frances Brooke qui raconte cette aventure dans "The history of Emily Montague". En 1790, la population de Rimouski s'élève à 333 habitants.

Construction de l'évêché, de 1901 à 1903 (Photographe inconnu, Groupe de fonds Clément Claveau, Collection du Musée régionale de Rimouski, N.A.C.: HR-13450.jpg)

Construction de l'Évêché, de 1901 à 1903 (Photographe inconnu, Groupe de fonds Clément Claveau, Collection du Musée régional de Rimouski, N.A.C. : HR-13450.jpg)

Vers 1820, l'exploitation forestière se développe dans la région alors que la rivière Rimouski devient une voie privilégiée pour la drave. En  1825, la population atteint 1 963 habitants. En 1829, on délimite le territoire de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski. Ce territoire sera divisé afin de permettre la création de nouvelles paroisses : Sainte-Cécile-du-Bic (1835), Saint-Anaclet-de-Lessard (1859), Sacré-Coeur (1875), Sainte-Blandine (1881) et Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père (1882). Le développement s'accélère et l'on voit se construire un quai (1850), un collège industriel (1854), un palais de justice (1862), un Évêché (1867) et un tronçon du chemin de fer intercolonial (1873). Sur le plan organisationnel, on observe la création du district judiciaire de Rimouski (1857) et l'érection diocésaine (1867) alors qu'en 1869, Rimouski devient officiellement une ville.

Rimouski après le feu (Photographe Louis-Paul Lavoie, Groupe de fonds Clément Claveau, Collection du Musée régionale de Rimouski, N.A.C. : HR-13089.jpg)

Rimouski après le feu (Photographe Louis-Paul Lavoie, Groupe de fonds Clément Claveau, Collection du Musée régional de Rimouski, N.A.C. : HR-13089.jpg)

En 1903, la construction de l'actuel archevêché est terminée. À l'hiver de la même année, quelques rues et résidences de Rimouski ont accès au service d'électricité. En 1904, on effectue un premier appel téléphonique entre Rimouski et Québec. En 1909, la première exposition agricole a lieu à Rimouski. Rimouski compte un hôpital dès 1923. En 1936, on entreprend la construction de l'hôpital Saint-Joseph. Partiellement détruit par l'incendie de 1950, l'hôpital est reconstruit et ses édifices sont au coeur de l'Hôpital régional - Rimouski.

Le Collège industriel, fondé en 1854 par Mgr Cyprien Tanguay, deviendra par la suite le Séminaire de Rimouski en 1867. Faisant suite à des déménagements et à des sinistres, l'établissement occupera 5 bâtiments, dont l'actuel Cégep construit en 1922. Plusieurs écoles gravitent autour du Séminaire et seront regroupées le 14 juillet 1967 pour former le Cégep de Rimouski. Le 6 novembre 1923, le représentant du Séminaire de Rimouski signe un contrat avec le gouvernement du Québec pour la création d'une école d'agriculture. Les travaux débutent en septembre 1926. En 1935, Jules-A. Brillant contribue à la fondation de l'École d'arts et métiers de Rimouski. Il finance la construction d'un premier atelier qu'il offre au Séminaire. On y étudie l'électricité, la radio, la menuiserie, l'ébénisterie, la charpenterie, la mécanique et la soudure. En 1943, suite à une forte implication de Jules-A. Brillant, on procède à l'inauguration de l'École de marine de Rimouski. Pendant une bonne partie de son existence, cette institution est menacée et sera presque déménagée à Québec en 1973. Cependant, une forte résistance s'organise en 1974 et permet à Rimouski de conserver cet établissement, qui sera relocalisé en 1978 dans l'Institut Monseigneur-Courchesne, qui accueillait auparavant des orphelins et des personnes handicapées. En 1949, on assiste à l'ouverture de l'École de commerce, dont l'existence est due en bonne partie à la présence des entreprises de Jules-A. Brillant qui a besoin d'administrateurs qualifiés depuis que le siège social de la Corporation de Téléphone et de Pouvoir du Bas Saint-Laurent est transféré de Québec vers Rimouski en 1937. En 1958, l'École normale Tanguay est créée afin de former des enseignants. Elle est administrée par l'École de commerce, avec laquelle elle partage ses locaux. À la suite de la réforme de l'éducation des années 1960, l'École normale Tanguay sera intégrée à l'Université du Québec à Rimouski. Le Centre d'études universitaires de Rimouski, créé en 1969, devient l'UQAR le 19 avril 1973 et est intégré au réseau de l'Université du Québec.

Construite de 1854 à 1862, l'actuelle Cathédrale de Rimouski peut accueillir 1 200 fidèles. Elle prend la relève d'une église de pierres construite en 1824 et qui, au fil des ans, a également abrité le Séminaire de Rimouski, les Soeurs des Petites Écoles, les Soeurs de la Charité et une école paroissiale. Le Musée régional de Rimouski, inauguré le 24 juin 1972 après d'importants travaux de restauration, occupe maintenant cet ancien édifice.

Rimouski: l'évêché, le séminaire et la cathédrale, - [vers 1927] (Photographe inconnu, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds Ministères des Terres et Forest (E21), CaFC, N.o.1-6B.jpg)

Rimouski: l'Évêché, le Séminaire et la Cathédrale, - [vers 1927] Photographe inconnu, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Fonds Ministères des Terres et Forest (E21), CaFC, N.o.1-6B.jpg)

Bien qu'ayant une histoire de plus de 300 ans, la ville de Rimouski comporte peu de bâtiments anciens, principalement à cause de l'incendie de 1950 qui détruisit le tiers des habitations de la ville, dont le manoir Tessier, la résidence des Soeurs de la Charité, le palais de justice, une partie de l'hôpital Saint-Joseph, l'orphelinat et la maison du notaire Gendreau. À l'origine du sinistre, de forts vents auraient brisé des fils électriques se trouvant au-dessus de piles de bois de la compagnie Price Brothers, établie depuis 1900 sur la rive ouest de la rivière Rimouski. À la suite du sinistre, la ville de Rimouski est reconstruite en suivant un plan d'urbanisme qui modifie considérablement la configuration de la ville, les rives de la rivière Rimouski et la bordure du fleuve devant la ville.

 

 

LISTE DES MAIRES DE LA MUNICIPALITÉ DE RIMOUSKI

Années du (des) mandats

Nom

1869-1873

Joseph Magloire Hudon

1873-1875

André Elzéar Gauvreau

1875-1877

Jean-Théophile Couillard

1877-1884

Pierre-Louis Gauvreau

1884-

Jean-B. Romuald Fiset

1885-1887

Louis-Napoléon Asselin

1887-1889

Joseph Norbert Pouliot

1889-1899

Auguste Tessier

1899-1905

Rodolphe-Alfred Drapeau

1905-1907

Louis-de-Gonzague Belzile

1907-1908

Rodolphe-Alfred Drapeau

1908-

Napoléon Bernier

1909-1914

Henri-Romuald Fiset

1914-

Herménégilde Lepage

1915-1917

Jean-Charles Taché

1917-1919

Herménégilde Lepage

1919-1937

Louis-Joseph Moreault

1937-1939

James J. Jessop

1939-

Martin J. Lepage

1939-1947

Paul-Émile Gagnon

1947-1950

Elzéar Côté

1950-1955

Victor Lepage

1955-1958

Elzéar Côté

1958-1961

Roméo Crevier

1961-1970

Maurice Tessier

1970-

Victor Lepage

1970-1971

Christophe Bérubé

1971-1978

Claude St-Hilaire

1978-1990

Philippe Michaud

1990-1994

Pierre Pelletier

1994-2001

Michel Tremblay


Haut