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Histoire - Sainte-Odile-sur-Rimouski avant 2002

Les secteurs du « Brûlé » (une série de maisons le long de la rue Tessier, aussi appelé Rimouski Ouest) et du « Beauséjour » de la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski ont longtemps été des lieux de prédilection pour la chasse, la pêche, les pique-niques, les promenades et le ski. Les autorités religieuses, constatant un faible sentiment d'appartenance des résidants du secteur vis-à-vis la paroisse Saint-Germain-de-Rimouski, font en sorte que le 13 mai 1939, le « Brûlé » et le « Beauséjour » sont retirés du territoire de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski pour créer une desserte (sous l'abbé Omer C. D'Amours) qui sera érigée en tant que paroisse de Sainte-Odile-sur-Rimouski le 13 décembre 1940. On entreprend alors la construction d'une chapelle et d'un presbytère. Le 14 décembre 1942, la paroisse devient municipalité.

Le voyageur attentif remarquera la présence de plusieurs croix de chemin sur le territoire de Sainte-Odile-sur-Rimouski. Anciennement, il était d'usage de baptiser les rangs d'une paroisse du nom d'un saint et de placer le rang sous sa protection. Une croix de chemin est érigée dans un but de protection, de dévotion, pour souligner la réalisation d'une promesse ou pour commémorer un événement important. On retrouve à Sainte-Odile-sur-Rimouski la croix du 2e Rang, la croix du Beauséjour, la croix du 3e Rang et une statue de la Vierge au 3e Rang ouest.

La pulpe vers 1940 (Photographe L.M. Pelletier, UQAR, Société d'histoire du Bas-Saint-Laurent)

La pulpe vers 1940 (Photographe L.M. Pelletier, UQAR, Société d'histoire du Bas-Saint-Laurent)

Le secteur de la « pulpe » est une zone industrielle importante au début du siècle. La compagnie Price Brothers, principal employeur des habitants de Sainte-Odile-sur-Rimouski, s'y approvisionne en bois et il s'y débite jusqu'à 3 000 billots par jour. Six meules permettent de générer quotidiennement 30 tonnes de pulpe. La pulpe est acheminée au quai de la compagnie dans des paniers se déplaçant sur un câble aérien. On retrouve également un moulin à bardeaux qui brûle en 1913, 1915 et 1931. Après l'incendie de 1931, le moulin est relocalisé près de la scierie et sera à nouveau détruit dans l'incendie de 1950.

En 1939, une agricultrice de Sainte-Odile-sur-Rimouski, Mme Gaudiose Parent, remporte la médaille d'argent du Concours du mérite agricole. La maison de la famille Parent sera remplacée par les résidences Odiloge, un complexe résidentiel construit en 1986 et destiné aux personnes âgées qui désirent demeurer dans la municipalité.

En 1947, la fabrique a besoin d'un cimetière. On acquiert un terrain de M. Omer Canuel en bordure de la route Sainte-Odile en direction de Sainte-Blandine. Le terrain est agrandi en 1960 et en 1980.

Alors que l'électrification de Rimouski débute en 1903, les rues de la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski reçoivent l'éclairage électrique en 1948.

En août 1951, Sainte-Odile-sur-Rimouski est le théâtre d'un important glissement de terrain couvrant « une superficie de 27 acres, ayant une largeur moyenne de 700 pieds et 1 700 pieds en profondeur ». Le glissement de terrain emporte les habitations de plusieurs citoyens.

Sainte-Odile-sur-Rimouski est un village tranquille et ordonné; en 1952, Alcide Hins devient chef de police et chef des pompiers volontaires. En 1953, on adopte un règlement municipal afin que les enfants ne puissent glisser ou patiner dans les rues du village, ni circuler seuls après 21 h. Dans la même veine, on interdit le tapage en soirée.

Le 7 mars 1961, les contribuables du village de Sainte-Odile-sur-Rimouski demandent l'annexion à la Ville de Rimouski, alors que les citoyens de la partie rurale de la municipalité souhaitent demeurer autonomes. L'annexion se confirme le 9 juin 1962 par l'arrêté en conseil n° 1009. Environ 1 400 citoyens sont maintenant des Rimouskois, alors que 400 autres doivent mettre en place une nouvelle municipalité. La nouvelle municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski est formée en 1962, avec comme maire M. Lucien Saint-Pierre. La même année, la municipalité présente une requête afin d'annexer à son territoire le canton Macpès. En 1973, pour dissiper la confusion entre les limites municipales et les limites de leurs paroisses voisines, les curés de Saint-Robert et de Sainte-Odile-sur-Rimouski concluent une entente selon laquelle Sainte-Odile-sur-Rimouski commence avec le numéro 387 de la rue Tessier, toute la rue Ross appartient à Sainte-Odile-sur-Rimouski et le côté ouest de la rue Gosselin appartient à Saint-Robert.

Sainte-Odile et Rimouski établiront de nombreux partenariats à partir des années 60. Dès 1969, la municipalité de Sainte-Odile fait appel au Service de sécurité incendie de Rimouski et, en 1983, une entente intermunicipale pour le service des incendies est complétée. Après plusieurs années de discussion, d'échanges et de débats reliés à l'emplacement du dépotoir de la ville de Rimouski situé aux limites de Sainte-Odile, on en viendra en 1982 à la conclusion d'une entente intermunicipale visant l'établissement et la gestion d'un site régional d'enfouissement sanitaire. En 1989, la municipalité conclut également une entente avec la Ville pour le service de transport adapté.

Le 1er janvier 2002, la municipalité de Sainte-Odile-sur-Rimouski est intégrée à la nouvelle Ville de Rimouski.

 

Croix du 3e Rang (Photographe inconnu, Collection Patrimoine-Neigette)

Croix du 3e Rang (Photographe inconnu,Collection Patrimoine-Neigette)

 
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LISTE DES MAIRES DE LA MUNICIPALITÉ DE SAINTE-ODILE-SUR-RIMOUSKI

Années du (des) mandats

Nom

1943-1948

Alfred Dubé

1949-1950

Eustache Canuel

1951-1952

Gonzague Bélanger

1953-1954

Oscar Ross

1955-1956

Rémi Morissette (remplace Oscar Ross, décédé)

1957-1961

Bertrand Lepage (jusqu'au 30 juin 1962, une partie du territoire est annexée à la Ville de Rimouski)

1962-1974

Lucien St-Pierre

1975-1996

Jean-Guy Lavoie

1997-2001

Anselme Gagné


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